Radiothérapie hypofractionnée postopératoire et LHRH chez les patients atteints d’un cancer de la prostate

Titre officiel

Radiothérapie hypofractionnée postopératoire et hormonothérapie chez les patients atteints d’un cancer de la prostate : essai de phase II

Sommaire:

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes canadiens, dont environ 20 à 30 % présentent des caractéristiques tumorales à risque élevé. 

La chirurgie peut être curative chez les patients présentant une maladie à haut risque pathologique (extension extracapsulaire, atteinte de la vésicule séminale, marges chirurgicales positives), mais une grande proportion des patients développera un échec biochimique dans les années qui suivent l’intervention chirurgicale. Le taux d’échec est encore plus prononcé chez les patients qui ont des taux élevés d’antigènes prostatiques spécifiques (APS), des tumeurs pT3, des marges positives et un score de Gleason ≥ 8, avec un taux d’échec estimé de 75 % à l’année 10. 

Trois essais avec répartition aléatoire ont démontré que la radiothérapie (RT) postopératoire réduit considérablement le taux d’échec biochimique. De plus, dans l’un des essais, on a également observé un avantage sur le plan de la survie avec l’ajout de RT postopératoire, et cela est considéré par de nombreux chercheurs comme étant un traitement standard chez les patients ayant des facteurs pathologiques à risque élevé, même en l’absence d’échec biochimique.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Morbidité aiguë déclarée par le patient liée à la toxicité du système génito-urinaire et du système gastro-intestinal

Critère d’évaluation secondaire :

  • Morbidité aiguë déclarée par le médecin liée à la toxicité du système génito-urinaire et du système gastro-intestinal
  • Morbidité tardive déclarée par le patient liée à la toxicité du système génito-urinaire et du système gastro-intestinal

Bien qu’il soit connu que la RT puisse potentiellement éradiquer les résidus microscopiques localisés dans le lit prostatique, le dilemme actuel est de déterminer s’il faut administrer la radiothérapie dans le cadre du traitement adjuvant (radiothérapie post-prostatectomie administrée aux patients ayant un risque plus élevé de récidive en raison de caractéristiques pathologiques indésirables avant l’apparition de signes de récidive de la maladie [c.-à-d. avec des APS indétectables]) ou s’il faut s’en servir comme thérapie de sauvetage précoce (radiothérapie administrée aux patients ayant des valeurs d’APS à la hausse, mais qui ne présentent aucun signe de maladie métastatique). 

Plusieurs rapports rétrospectifs institutionnels portent sur l’utilisation de la RT comme thérapie de sauvetage, mais aucun essai avec répartition aléatoire n’a jamais été effectué. Toutefois, les meilleures données probantes disponibles soutiennent que la meilleure stratégie à adopter serait d’administrer la radiothérapie dans le cadre d’une thérapie de sauvetage précoce pour optimiser les résultats. 

Notre propre groupe a obtenu d’excellents résultats en utilisant cette approche chez les patients présentant une maladie à risque faible ou intermédiaire et explore actuellement cette approche chez les patients présentant une maladie à haut risque. La radiothérapie hypofractionnée offre un traitement plus pratique et moins long, réduit les coûts des soins de santé, et semble être aussi efficace et sûre que la radiothérapie fractionnée classique. 

Cet essai de phase II étudiera le rôle potentiel de la radiothérapie hypofractionnée dans le contexte postopératoire chez les patients ayant des caractéristiques à haut risque, avec l’objectif principal d’évaluer la toxicité de cette approche. 

L’utilisation d’un traitement antiandrogénique en combinaison avec la radiothérapie dans le traitement principal des patients ayant un cancer de la prostate à risque intermédiaire et élevé est bien établie. L’utilisation de la suppression androgénique dans le contexte postopératoire a été moins explorée, et son rôle définitif n’a pas été bien étudié. 

Il s’agit d’un essai clinique de phase II pour évaluer la faisabilité et la toxicité globale d’ajouter une injection hormonale néo-adjuvante à partir de 12 semaines avant une radiothérapie hypofractionnée pendant quatre semaines, parallèlement avec une autre injection d’anologues de l’hormone de libération de la lutéostimuline (LHRH) dans un contexte postopératoire chez des patients ayant des caractéristiques à haut risque.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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Ressources

Société canadienne du cancer

Ces ressources sont fournies en partenariat avec Société canadienne du cancer